ABADLA LE GRAND GUIR

La plaine d’abadla, une de plus importantes contrées est encerclée par plusieurs chaînes montagneuses.Les forets constituent souvent, par leurs présences, un facteur essentiel de maintien de la fertilité et protégent l’Oued Guir contre l'érosi

20 août 2008

ABADLA

               S’étalant sur une superficie de 12100 Km2,la daira d’abadla  est située à 90 Km  au sud de la Wilaya de Bechar.Elle comprends 03 communes,Abadla,Erg Ferradj et Machraa Houari boumedienne.

          photos_0001_2   La seule agglomération digne de la ville, c’est l’ancien Ksar d’Abadla qui est situé au Nord Ouest de la ville n’est plus que des ruines enfuis sous le sable, alors que la construction de la première caserne militaire a pris le nom du quartier d’Abadla.

                Ce Ksar est situé sur la rive droite de l’Oued Guir et il porte le nom de la fraction qui se nomme « Abadla » et qui appartient à la tribu des « Doui-Menia ».

            

 

      Les premiers nomades regroupés dans le cercle de la politique de sédentarisation « 1958 » sont venus installer dans le quartier d’Abadla d’où elles sont construites la caserne militaire, les maisons en toub, ainsi que d’autres équipements administratifs  et sociaux  formant  la création de la ville d’Abadla

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       La procédure du regroupement de la tribu de doui-menia, dans la région d’abadla comprend deux mouvements consécutifs et s’effectue comme suivant :

               1  -   la première en Septembre, Octobre 1958

               2  -   la deuxième en Mai, Juin 1959   

      Ce regroupement a interdit  la population de la tribu Doui-Menia de mener leur vie habituelle et de contrôler leurs mouvements et leurs activités, par contre on  l’ai assemblée dans «  un village de tente » qui est le prolongement dans le nord, est et ouest du quartier d’Abadla, formant une agglomération de 8000 personnes dont 5000 sont des nomades, bien que leur mode de vie traditionnel soit entièrement changé.

           A cet époque là, sous l’occupation coloniale, un ensemble  des mesures  plus complexes et d’ailleurs en vigueur a été prise à l’encontre de cette population «  le village de tente »ainsi que le quartier d’Abadla  sont entourés d’un réseau de fils de fer barbelée mettant ainsi les populations nomades et ksourienes à l’abris  des exactions des nuits.

            L’élevage est devenue impossible, les zones de pâturages interdites sont délimitées par des droites que rien ne concrétise sur le terrain, les berges parfois et plus souvent encore les chameaux en pâturage libre franchissent ces lignes et sont aussitôt soumis au feu de l’aviation qui patrouille souvent dans cette région située à proximité de bases aériennes de Colomb Bechar et Hammaguir.

            Les « Doui-Menia sont contraints à se sédentariser sous le férule de l’administration coloniale, basée à Bechar qui craint un soulèvement de la région .A cet effet ils perdent leurs troupeaux faute de pâturage et s’enfoncent dans une profonde misère, les récoltes de la plaine étant nettement insuffisantes pour faire face à une population désormais permanente de plusieurs milliers de personnes.

            Le  village de tentes s’est  développer en construction de maison en toub ou tous les éléments de la vie traditionnelle sont préservé dans un premier temps.Ce sont les habitudes économiques qui extrêmement bousculées à l’heure actuelle.

            Les habitations sont conçues pour respecter les traditions,ils construisent des simples maisons en argile rouge du fait de la construction anarchique et l’absence d’un aspect architectural propre à la ville.Ils possèdent toutes des chambres et des grands cours  soigneusement closes permettant de dormir libre l’été et mettant les va et vient domestiques des femmes à l’abri des regards extérieurs.

                Entre 1962/1967 : Au lendemain de l’indépendance, la commune a subi la même crise que les autres institutions; en effet, certains organes municipaux ont

disparu en raison du départ des responsables d'autres ont été dissous par mesure administrative. Pour combler ce vide, des délégations spéciales furent désignées, avec à leur tête un président faisant fonction de maire. 

                En 1962, il y avait 1500 communes dont le fonctionnement était paralysé humainement, techniquement, et financièrement car il était impossible de trouver des administrateurs en nombre suffisant pour prendre en charge autant de collectivités. 

              img001_abadla  La commune d’Abadla a été créer 1963, conformément aux décret du 16 mai 1963, complété par d’autres textes, qui est venu réorganiser les limites territoriales des communes pour ramener leurs nombre à 676. 

      

             Le Plan Urbanisme Directeur « PUD en 1961 » semble avoir dirigé cette configuration, tant si bien qu’au début des années 1970.

               Elle  est composée de 6 cités qui sont les suivants Hai taoura « quartier d’Abadla »,hai si Ahmed Zoubir,Hai El Amir Abdelkader «Castor »,Douar, Chaaba et Krikra.La commune d’Abadla possède deux écoles primaires et quelques Equipement administratifs et sociaux qui sont situés dans l’agglomération. 

               Le nombre d’enseignants pour l’école N°1 et N°2 est respectivement de 16 à 17.Par contre le rapport entre le nombre d’enseignant et celui  des élèves est dons à 35.

             Abadla ne possède pas  d’établissement pour l’enseignement moyen et secondaire .les élèves doivent se rendre à Béni  Abbés ou à Bechar.En plus de l’éloignement, l’absence d’internat à Bechar rend la scolarisation dans le secondaire est pratiquement inexistante.

               Abadla offrait  le visage d’un « GOURBI VILLE »  perché sur des collines autour d’une plaine qui est occupé par un stade et l’ancien marché couvert.

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             Le marché couvert est construit en semi fabriqué, implanté à l’angle droite du carrefour qui se trouve au centre de la ville d’Abadla.

            Cette plaine est souvent  inondée, car le terrain imperméable retient les eaux les eaux pluviales

Posté par BELAID Tahar à 15:51 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires

    à propos de oued guir

    j'ai vécu quelques années sur les rives de oued guir précisément à Aîn Chwater au milieu des douimnî. je voudrais avoir plus d'informations sur l'itinéraire de la rivière à partir du Maroc.
    j'écris un roman et celà me permettra de connaïtre
    le chemin à suivre de Abadla au Maroc. merci de votre compréhension.

    Posté par Daoudi, 14 octobre 2009 à 12:37
  • Christmas Eve ,Silent Night, holy night.

    Christmas Eve ,Silent Night, holy night.

    Posté par Cheap LV Bags, 18 décembre 2010 à 04:51

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