07 novembre 2011
Aquaculture en Algérie Des potentialités à exploiter dans le Sud
Le ministère de la Pêche et de l’Aquaculture a mis en place un programme très ambitieux pour les régions du sud du pays en vue d’une production plus importante de poissons de différentes espèces. La carpe et le tilapia sont les poissons d’eau douce les plus cultivés dans les différents barrages, bassins agricoles mais aussi les retenues collinaires, avant d’autres espèces gustatives, entre autres, le mulet, un poisson de mer qui, après acclimatation, peut être produit en eau douce. Tremper le sachet contenant les alevins un quart d’heure ou 20 minutes avant le lâchage permet à ce poisson de s’acclimate.
L’élevage de poisson est une expérience nouvelle en Algérie, même si des essais ont déjà été menés auparavant.Cet élevage est en phase de création, en mettant en place des fermes aquacoles expérimentales à travers tout le pays de façon à susciter l’intérêt des investisseurs.
Car ces derniers sont hésitants, selon les propos même du ministre à charge de ce secteur important. Investir dans un secteur nouveau n’est pas pour dissiper les appréhensions des hommes d’affaires qui voudraient investir leur argent. Les 2èmes assises régionales de la pêche et des ressources halieutiques qui se sont déroulées à Ghardaïa, et bientôt les assises nationales prévues en octobre prochain, en plus de l’évaluation des étapes franchies jusque-là, sont une aubaine pour mieux vulgariser l’aquaculture et encourager les investisseurs à aller dans cette voie.
Des essais, initiés par le département du docteur Smaïl Mimoun, ont déjà donné de bons résultats à Aïn Defla et Relizane. Les investisseurs en aquaculture qui ont vu leur expérience réussir sont en phase de diversifier les espèces en en introduisant d’autres, y compris des contrées les plus lointaines, le Japon à titre illustratif.L’Etat a mis le paquet à travers la professionnalisation du secteur et la formation des ressources humaines, une condition sine qua non pour la réussite du programme mis en place.
Aussi, il a été procédé à la révision de la carte de formation pour intégrer de nouveaux profils, entre autres, les capitaines et les officiers de pêche. Car, auparavant, la pêche au large n’existait pas et ce n’était que les petits métiers qui se chargeaient de cette tâche. Aujourd’hui, la pêche est devenue un métier à part entière, et des formations sont dispensées pour permettre aux différents profils de cette profession d’être au diapason de ce qui se fait de par le monde. Cette ferme aquacole qui s’étend sur 4 hectares emploie 10 personnes, sans compter les emplois saisonniers. Pas moins de7 bassins de grossissement sont mis en place pour élever ce poisson qui, au bout de 4 mois de traitement dans le bassin, peut être commercialisé. D’ores et déjà, et pour écouler son produit sur le marché, une simple publicité sera faite au niveau des établissements étatiques, les cantines, entre autres. Ghardaïa n’est pas la seule wilaya à faire de l’aquaculture. Non loin, dans celle de Béchar est cultivée la carpe argentée, la carpe grande bouche, la carpe commune et le barbeau, plus précisément au niveau du barrage «Djorf Torba». L’ensemencement dans cette infrastructure hydraulique d’une capacité de 360 millions de m3 a été fait en juin 2006. Des pièces allant jusqu’à 30 kg en moyenne concernant la carpe argentée sont pêchées grâce à 4 concessionnaires dont deux ont été aidés et assistés par l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) de Béchar et qui font de la pêche continentale. Depuis la réalisation de ce barrage en 1968, l’ensemencement a commencé en 1986 par le barbeau et la carpe commune. Les carpe argentée et grande bouche l’ont été bien après, en juin 2006. Toujours pour ce qui est du barrage Djorf Torba, 250 000 alevins y ont été introduits
en juin 2006, tandis que 200 000 autres l’ont été dans le barrage de Brezina dans la wilaya d’El Bayadh. Il faut savoir aussi que le tilapia du Nil est élevé dans les bassins d’irrigation et les fermes aquacoles de la région. Cette espèce a été introduite en 2001, date de l’ouverture de la direction de la pêche de Béchar qui chapeaute Adrar, Tindouf, El Bayadh et Béchar. Prochainement, il est prévu la réalisation d’une ferme aquacole à Béchar dans le cadre du développement des régions du Sud, d’une capacité de 100 tonnes par an. «Une fois installée, cette ferme incitera les investisseurs et les hommes d’affaires à investir dans ce créneau d’activité prometteur», explique M. Mohamed Benmoussa, directeur de la pêche de Béchar. Selon lui, «l’expérience est déjà une réussite au niveau artisanal dans les bassins des fellahs, mais l’industrialisation va se concrétiser à travers cette ferme aquacole». Cette activité qui tend à changer les habitudes de consommation des populations du Sud à des prix accessibles a aussi un grand avantage, celui de créer des postes d’emploi. La carpe argentée se vend à 200 DA le g et la pièce complète à 500 DA. Pour le moment, l’objectif premier, c’est la consommation des populations locales. La transformation ne se fera que lorsqu’il y aura un surplus.
Béchar : Concours de pêche au barrage de Djorf Torba
L'Algérie est riche en zones humides qui jouent un rôle important dans les processus vitaux, entretenant des cycles hydrologiques et accueillant poissons et oiseaux migrateurs.
Sa diversité biologique jugée très importante par les spécialistes est caractérisée par une grande variété d’oiseaux. Sans oublier son couvert végétal composé de plus de 300 espèces. Aujourd’hui, cette zone est considérée comme un milieu touristique naturel très attractif.
Le barrage de Djorf Torba a fait couler beaucoup d'encre sur son utilité stratégique en matière d'eau potable pour la wilaya de Béchar. Il permet ainsi la culture de 5 400 hectares dans la plaine d'Abadla : le blé, l'orge, les légumes, le fourrage, rien ne manquerait à l'alimentation des hommes et des animaux.
Un concours de pêche récréative, auquel a participé l'Association de pêche continentale de la wilaya, a été organisé, hier, au barrage de Djorf Torba par la Chambre inter wilayas de Pêche et de l'aquaculture.

Le site et les abords du barrage ont été nettoyés, une semaine auparavant, pour permettre à la compétition de se dérouler dans de bonnes conditions. Le concours, qui a duré de 7h30mn à 17h30mn, a mis aux prises 242 concurrents qui ont utilisé un matériel et un outillage de pêche performants.

La commune de Kénadsa et l'Agence nationale des barrages ont mis à la disposition de l'association des pêcheurs un matériel d'entretien, des chaises et des tables. Le transport des concurrents et des organisateurs a été assuré bénévolement par un transporteur privé.
Á la fin de la compétition, trois prix ont été décernés aux trois premiers lauréats pour des poissons de, respectivement 2,230 kg, 2 kg et 1,860 kg.
06 novembre 2011
Toponymie d'abadla
Ancien ville d'Abadla" cité castor"
Abadla est une commune d'Algérie, située dans la Wilaya de Bechar, à 90 km du chef-lieu de la Wilaya et à 1100 km au Sud ouest d'Alger. A l'origine,le nom de la ville d’Abadla vient de la tribu des Abadla qui est une fraction de la grande tribu des Doui-Menia.La seule agglomération digne de ce non est l’ancien ksar qui porte le non de cette fraction "Abadla" de création récente,postérieure à l'occupation française.Il s’est baptisé sur une colline rocheuse de la rive gauche de l’oued guir, n'est plus que des ruines enfuies sous le sable.
Oued guir à sec
Ce nom a été donné par les Francais pendant la colonisation entre 1915 et 1930 car le premier quartier qui est le prolongement de la première caserne militaire a pris le non du Ksar. Avant la colonisation Française ,cette ville n'existait pas, cet endroit s'appelait "GUIR" se trouvait à proximité d'un fleuve du même nom « OUED GUIR » ou la confédération des doui-menia possédait dans la vallée de guir des terres de labours autour d’Abadla et des ksour qui leur servaient de magasins pour leurs provisions ; les grains étaient déposées dans des silos « Matmoura » creusé soit à l’intérieur des maisons dans des cours, soit en dehors de celles-ci, à côté de l’aire à battre.
04 novembre 2011
Béchar: journées de poésie et de chorégraphique populaires
Des journées de poésie et d'expressions chorégraphiques populaires se tiendront du 27 au 28 du mois en cours à Béchar, à l’initiative de laMaison de la culture, a-t-on appris auprès des responsables de cette structure.
Une douzaine de poètes ainsi que deux ensembles de danses et d'expressions chorégraphiques locales, « Houbi », prendront part à cette manifestation qui vise à mettre en relief la poésie locale, El Melhoun notamment, très répandu dans la région d’Abadla et dans d’autres communes de la vallée de la Saoura notamment celle de Beni-Abbes. Le programme de ces journées prévoit des soirées poétiques, suivies de danses « Houbi » des troupes des villes d’Abadla et de Bechar. La danse populaire « Houbi », constitue, avec les genres Diwane et Hidouss, les principales expressions chorégraphiques populaires de la wilaya de Bechar. « Houbi » est une danse dont la représentation est assurée par dix hommes et une à deux femmes. Cette danse qui se déroule sans instruments de musique voit les danseuses et danseurs utiliser uniquement les mains et les pieds dans un ordre impeccable, le maître des danseurs ou « Cheikh » courtise la femme par des paroles d’amour appelées « Hmaia » (protection), répétés par les hommes, avant d’être suivis par la danse des femmes. Cette danse est également caractérisée par des battements des mains et des pieds qui s'accélèrent de plus en plus forts durant une vingtaine de minutes en un perpétuel recommencement. L’objectif recherché à travers ces journées est de contribuer à la promotion d’un pan des arts populaires et d’offrir une nouvelle opportunité aux jeunes poètes de la région, indiquent les organisateurs. L'organisation de ces journées s'inscrit dans le cadre de l'animation des soirées du mois sacré du ramadhan, ajoutent-ils.
Le developpement de l'équaculture à Bechar
Béchar, qui table sur le développement de cette activité, a entamé les travaux de réalisation d’une ferme aquacole dans la localité de Boukais, d'un coût de 50 millions de dinars.
D'une superficie de plus de 2 ha , la ferme aura une capacité de production annuelle de 100 tonnes de différentes espèces de poissons d’eau douce, a-t-on signalé.
Le but recherché, à travers la réalisation de cette ferme aquacole, est de promouvoir davantage l'activité et d'encourager les investissements, publics et privés, dans ce secteur prometteur, a indiqué un responsable de la direction de la pèche et des ressources halieutiques, co-organisatrice, avec la Chambre de wilaya de la pêche et l’association de wilaya des cadres du secteur agricole, de cette journée d’information.
Une cinquantaine d’agriculture ayant bénéficié, ces dernières années, d’opérations d’ensemencement de leurs bassins d’irrigation de plusieurs espèces de poissons d’eau douce, et ayant pris part à cette manifestation, se sont déclarés "très intéressés" pour développer davantage ce type d’élevage "pour peu qu’ils bénéficient de campagnes de vulgarisation des techniques propres à l’aquaculture".
A ce sujet, des spécialistes locaux des secteurs de la pêche et de l’agriculture, notamment l’association de wilaya des cadres de l'agriculture, comptent élaborer prochainement un programme de cycles d’initiation des agriculteurs intéressés, comme contribution au développement de l’aquaculture à travers la région de Béchar.
L’aquaculture, atout important pour l’économie de la wilaya de Béchar
soumis par Joshua le 16/06/2010
BECHAR - Le développement de l'aquaculture constitue un "atout très important" pour l'économie de la wilaya de Bechar qui recèle des potentialités dans le domaine, ont estimé mercredi des responsables et cadres locaux des secteurs de la pêche et de l'agriculture.
Le potentiel hydrique de la région, notamment le barrage de "Djorf Ettorba", les différentes retenues collinaires et la zone humide de "Dayet Ettiour" constituent des "pôles très importants pour l'essor de l'aquaculture", ont souligné ces responsables en marge d'une journée d'information sur cette activité.
Les prémices de développement de la filière commencent à apparaître, ces trois dernières années, sur les marchés du poisson de la ville de Béchar où des espèces comme le barbeau et la carpe, commune et dorée, sont commercialisés, à côté d'autres espèces de poisson de mer.
Une piste touristique pour valoriser la zone humide de Dayet Ettiour (Béchar)
BECHAR - Les travaux de réalisation d’une piste touristique de 20 km à destination de la zone humide de Dayet Ettiour (lac des oiseaux), wilaya de Béchar, viennent d’être lancés dans le cadre d’un projet de valorisation et réhabilitation de ce site naturel, a indiqué mercredi un responsable de la commune d’Abadla.
Visite du ministre de l’agriculture à Béchar
“Il faudra éviter ce qui s’est passé en 2007…”Par : Rachid Roukbi
En visite de travail à Béchar, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, le docteur Rachid Benaïssa, a présidé à la salle des délibérations de l’APW, avant-hier en fin de journée, une réunion de concertation avec les cadres de son secteur, en présence des maires de plusieurs communes de la wilaya et des représentants de la société civile.
Au cours de cette rencontre, le représentant du gouvernement a déclaré qu’une enveloppe de 4 milliards de dinars avait été débloquée pour la réalisation du projet d’aménagement et de réhabilitation du périmètre irrigué d’Abadla et la possibilité de transférer la gestion de l’irrigation de ces terres agricoles, à l’Office national d’irrigation.

Rachid Benaïssa a aussi déclaré que la wilaya de Béchar a bénéficié d’un projet de réalisation de 50 km d’électricité agricole, en plus d’une longueur de 60 km qui est en voie d’achèvement, l’électrification de 3 périmètres agricoles de 50 hectares chacun et la construction d’une digue à l’Aouina dans la daïra de Taghit, avec une enveloppe de 30 milliards de centimes.
Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, qui a tenu à remercier les travailleurs du complexe laitier d’Igli (160 km au sud de Béchar) pour leur travail et leur volonté, a annoncé que de nouveaux investissements seraient lancés dans cette usine, et ce, pour atteindre le niveau nécessaire requis pour une telle entreprise.
Aussi, dans son allocution, le ministre a demandé aux agriculteurs de contribuer efficacement à la réalisation de la sécurité alimentaire dans notre pays, pour éviter ce qui s’est passé dans plusieurs pays, en 2007.
Par ailleurs, la délégation ministérielle a inspecté le lancement du projet de réalisation d’une bande verte sur 10 hectares, située sur la route de l’aéroport. Sur les lieux mêmes du site, Rachid Benaïssa a souligné que la verdure ne se réalise pas qu’avec des marchés publics, demandant aux responsables concernés d’impliquer les élèves, les étudiants et toute la société dans les opérations de plantation d’arbres.
Roukbi R.
03 novembre 2011
Le ministère de l'Agriculture veut sauver la plaine d'Abadla
Après plusieurs décennies de gestion désordonnée, de sommes se chiffrant à des milliards de DA injectées sans résultat, de conflits incessants entre l’office d’irrigation d’Abadla et différents intervenants, le ministre de l’Agriculture, en visite dimanche dans la wilaya, semble être résolu à mettre un terme à cette situation par l’implication directe de son département pour régler la question de la gestion de la plaine d’Abadla.
La réhabilitation du périmètre agricole d’une superficie de 5400 ha dont 4053 affectés nécessite une batterie de mesures salutaires.
D’abord l’espoir des agriculteurs de la région renaît grâce à la mise en service, dans une dizaine de jours, a-t-on appris, du barrage de reprise nettoyé et aménagé, d’une superficie de 200.000 m3, alimenté par le barrage de Djorf Torba.
Le P/APC d’Erg Farradj et les associations d’agriculteurs ont exposé au ministre l’état des lieux caractérisé par la salinité du sol, les mauvaises herbes qui envahissent le périmètre et ont suggéré d’accorder une aide matérielle aux petits exploitants afin de relancer les activités de la plaine.
En signe de gage, ils ont appuyé leurs sollicitations par des garanties formelles de s’impliquer eux-mêmes avec les agriculteurs pour donner un nouvel aspect et une relance effective des parcelles agricoles laissées depuis des années à l’état d’abandon.
Le premier responsable de l’agriculture en Algérie a dévoilé son plan de réhabilitation consistant en la récupération de toutes les études faites jusqu’ici sur la plaine pour mettre en place un plan opérationnel où l’office national de l’irrigation disposant plus moyens et compétences se substitue en lieu et place de l’office d’irrigation de wilaya.
Il faut savoir que toutes les décisions indécises concernant le secteur sont levées avec le règlement du problème foncier agricole ainsi que la résolution du problème de financement pour l’accès à la concession agricole», devait ajouter le ministre comme mesures concrètes pour assainir le secteur.
Le représentant de l’État a auparavant visité une bande verte de 10 ha créée à proximité de l’aéroport de Béchar avant d’achever sa tournée d’inspection à la laiterie d’Igli (170 km au sud de Béchar) qui produit 45.000 litres/jour confrontée à la vétusté de ses équipements et dans la région agropastorale d’Oued Zouzfana.
Lancement d’un projet d’aménagement de réhabilitation de la plaine du périmètre irrigué d’Abadla
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M. Rachid Benaïssa, ministre de l'Agriculture et du développement rural, vient d'annoncer le lancement, en 2012, d'un projet d'aménagement et de réhabilitation du périmètre irrigué d'Abadla dans la wilaya de Béchar. Lors d'une visite sur ce site. M. Benaïssa en avait fait part à la suite d'un exposé présenté par les responsables de l'Office du périmètre irrigué de la plaine d'Abadla, chargé de la gestion de ce périmètre situé à 88 km au sud de Béchar. Aussi, selon les responsables de l'OPI, sur les 5.400 ha que compte ce périmètre, 4.053 ha ont été auparavant aménagés et affectés à 1.433 agriculteurs, à travers 644 exploitations: 431 exploitations individuelles et 213 collectives. Il est souligné cependant que 40% des terres mises en valeur au niveau de ce périmètre sont dégradées par la remontée de sels et leur envahissement par les mauvaises herbes ainsi que par l'obstruction des canaux d'irrigation par différentes espèces végétales sur plus de 100 km. Tous ces facteurs sont à l'origine du ralentissement total des activités de ce périmètre. A cet effet, le ministre a indiqué que la prise en charge de ce périmètre se fera à travers l'installation d'une structure de l'Office national d'irrigation et de drainage ainsi qu'avec les autres services techniques relevant du ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Au cours de ces cinq dernières années, plus de 826 millions de DA ont été investis, au titre des efforts déployés pour la reprise des activités au niveau de ce périmètre, a précisé un responsable de l'OPI. Le ministre s'est par ailleurs rendu à la laiterie de la localité d'Igli située à160 km au sud de Béchar, où il s'est enquis de la situation de cette unité qui assure une production quotidienne de 45.000 litres de lait. "Cette capacité pourrait être augmentée si les équipements de production pouvaient être renouvelés", a estimé son responsable. Le ministre a préconisé, à ce propos, sa dotation, dans une première phase, en matériel roulant réfrigérant, afin quelle puisse distribuer, dans les normes requises, ses produits à travers cette wilaya du Sud-ouest, en attendant l'inscription, dans une deuxième phase, d'un projet pour sa modernisation. Il faut rappeler cependant qu'auparavant, M. Benaissa a donné, à Béchar, le coup d'envoi d'un projet de réalisation d'une bande verte de 100 ha, à proximité de l'aéroport de cette ville, dont la concrétisation, pour un montant de plus de 15 millions DA, s'inscrit dans le cadre d'une opération de création d'espaces verts et d'embellissement des villes, pilotée par la Direction générale des forêts.Idriss.B |
16 juillet 2011
السد الصغير بحاسي مانونات
بعدما غطته الرمال الزاحفة : السد الصغير بحاسي مانونات بالعبادلة ...جسد بلا روح
لم يعد السد الصغير بحاسي مانونات ذلك السد الكافي لتلبية إحتياجات الفلاحة من السقي والري ولا بالضخ المطلوب لمحطات تصفية المياه الصالحةللشرب نظرا للرمال التي ما فتئت تمثل جزءا كبيرا منه تحت أنظار مجحفة من قبل الجهات المختصة والمسئولة، فالسعة التي كان يتميز بها السد أصبحت لا تتسع للأراضي الفلاحية والضخ لمحطات المياه كما هو معتاد ...
يحدث هذا في الوقت الذي ناشد الكثير من المواطنين الرجل الأول في الولاية بالتدخل السريع لإدراك الموقف قبل إستفحال المعضلة ولأن الحلول قد تكون ممكنة في حالات الشتاء قبل حلول فصل الصيف حيث أن تنقية السد تحتاج إلى عملية كبيرة جدا قد تؤدي بصرف المياه عن السد...
في السياق ذاته لا يزال سكان بلدية العبادلة التي تبعد عن مقر ولاية بشار حوالي 90 كلم ينتظرون بفارغ الصبر أن يتحقق ''مشروع القرن'' مثلما أسموه، فكلما جفت حنفياتهم يتذكر سكان تلك المنطقة المشروع الضخم المتعلق بالأنبوب الكبير القادم من سد ''جرف التربة'' والتابع لمحطة المياه بدائرة ''القنادسة'' والذي صرفت لأجله الدولة أموالا باهظة، في حين لم تصله المياه لحد اليوم، كما لا تزال حيثيات المشروع مجهولة.
وغالبا ما يستغرب المواطن الساكن ببلدية العبادلة عندما يرى المياه تصل من ولاية تمنراست إلى دائرة ''عين صالح'' التي تبعد عن مصدر انطلاق المشروع ب 700 كلم، في حين لا تزال بعض البلديات المعنية تعاني من كثرة تذبذبات توزيع الماء الشروب، وما فتئت تلك المعضلة تؤرق سكانها ليظل المشروع محل حديثهم لأنه يمثل الأمل المنتظر حسب سكان المنطقة لوقف زحف المآسي عن هذه البلدية جراء النقص المسجل خاصة أيام الصيف، حيث أن الأزمات لا تزال تظهر بين الفينة والأخرى ناهيك عن العطل المسجل هنا وهناك في كثير من الأحيان...
و حسب ما أكده لنا أحد المسئولين فإن تأخر وصول الماء عبر هذا الأنبوب سيؤدي إلى تبعات سلبية كثيرة من شأنها أن تؤثر بصورة سيئة على واقع الفلاحة بدائرة ''العبادلة''، والمتمثلة في توقف عمليات استصلاح سهل العبادلة، متسائلا ذات المسئول في الوقت نفسه عن 5400 هكتار التي استصلحت سنوات السبعينات والتي لا تنتج قنطارا واحدا من القمح أو البطاطا رغم وفرة مياه سد جرف التربة الذي يبلغ احتياطه للسقي 360 مليون متر مكعب، والذي لا تصل مياهه دائرة العبادلة بسبب سوء التسيير... فتعطل المشروع حسب المعنيين بات في مهب الريح، إذا لم تتدارك الجهات المسئولة والمختصة في هذا المجال الوضع باستصلاح 12000 هكتار من الأراضي التي تتوفر عليها الدائرة، مع ضرورة استكمال مشروع أنبوب ضخ المياه من القنادسة إلى العبادلة في أقرب الآجال
22 mai 2011
Méthodologie de lutte contre la pollution des eaux
d'après Mohammed SMAIL La nouvelle république
Une recherche a été entreprise par un jeune architecte en quête de travail, dans le domaine de la lutte contre la pollution et la préservation de l’environnement urbain et rural. Selon les conclusions, 25 recommandations ont été émises par M. Ben Amara El-Habib. Il a consenti à nous communiquer les dites recommandations.
Celles-ci pourraient être appliquées dans toutes les communes du pays. Néanmoins, les directions de l’environnement de chaque wilaya, doivent prendre en considération ce projet, qui est l’épuration par lagunage. Un grand nombre d’endroits touchés par les intempéries, notamment les eaux pluviales de chaque hiver et le manque d’entretien des avaloirs, qui ne répondent pas aux normes de refoulement sur d’autres canaux par le système séparatif. Cet architecte a bien mis en évidence toutes les procédures, déterminant les vecteurs naturels, auxquels les nettoyages des oueds se font par biologie, (plantation de roseaux). Des explications bien détaillées, reposant sur l’épuration par bassins plantés de roseaux et filtrés par le gravier : procédé économique et écologique, simple à exécuter et générateur d’emploi, de main-d’œuvre non spécialisée.De plus il ne demande pas de consommation d’énergie électrique, pas de maintenance et offre un espace vert, nécessaire pour faire face à la désertification et la sécheresse du climat. L’eau traitée est ainsi réutilisée pour l’irrigation ou les baignades, ou déversée dans la nappe, sans risque de pollution. Elle est tout à fait recommandée. Il n’y a pas de risque d’odeurs, puisque les eaux passent en dessous de la surface plantée et ne sont donc jamais
malodorantes, à cause de tremplins, prévus dans les parois étanches du bassin. C’est un procédé, dont la technique est connue depuis des siècles. Son application en Europe surtout, est très répandue, bien que le climat n’est pas aussi favorable que le nôtre, (soleil). Elle est facilement intégrable, dans l’aménagement architectural et urbain, et donne un jardin paysager et de l’eau traité, qui servira pour l’irrigation, le lavage et autre utilisation non potable. La technique comprend des travaux d’aménagement paysager et de plantation de végétaux aux vertus anti-pollution. L’effort vise à remédier au problème de la pollution, en donnant une solution qui pourrait avoir plusieurs avantages, et résoudre plusieurs autres soucis, dans la gestion des systèmes urbains, tels l’économie d’eau et d’énergie, la plantation d’espaces verts, le refroidissement du climat, le gain de produit utilisable dans l’agriculture et l’élevage. Ainsi, pour trouver une solution avec des moyens rudimentaires, au regard du quartier qui a débordé, et déverse ces pollutions sur la voie urbaine, ou celui des bâtiments, dont les conduites d’assainissement des étages supérieurs, déversent leurs eaux usées au rez-de-chaussée. Notre engagement est total, quant à
la nécessité de régler ces problèmes, avec une vision globale, où l’option de l’aménagement écologique est déterminée comme postulat de base, dans l’aménagement urbain. La technique : remède aux dysfonctionnements du réseau d’assainissement urbain. La démarche proposée dans le plan de faisabilité de cette technique : des interventions simples de main d’œuvre, qui mobiliserait presque 200 personnes, réparties sur une vingtaine de sites, où des phénomènes de débordement de regards, ou de conduites non branchés sont signalés.Il sera procédé à des interventions, pour aménager un jardin filtrant dans la poche la plus proche possible du point noir du réseau. Un cahier des charges précis inventorie les taches à exécuter, sur la base d’un bordereau simple, relatif aux taches suivantes : construction de bassin et plantations, puis branchement au réseau existant. Il est clair, qu’une technique pareille s’intégrera, alors qu’elle aurait du l’être depuis longtemps en milieu rural, surtout
avec l’option d’un réseau séparatif et un plan de récupération des eaux pluviales. Actuellement, c’est la solution pour toutes les palmeraies du sud du pays avec peu de moyens, au lieu et place de n’importe quelle autre technique électromécanique, qui reviendrait chère et inaccessible avant des années. Cette technique sera celle des chantiers de l’été, pour : irriguer la plaine d’Abadla, sauver les palmeraies, sauver les zones humides, lutter contre la désertification… avec des taches simples, intégrées dans les divers programmes communaux de développement, PCD, Projet PPDRI, Projet sectoriels. Sauvetage rapide des palmeraies dégradées, signalées par les spécialistes de l’environnement :
La technique, (gravier+roseaux+plantes), permet non seulement d’épurer nos eaux usées, pour d’autres utilisations : irrigation de la plaine d’Abadla et de toutes les palmeraies, pour les sauver de l’abandon, dont l’histoire les condamne, stock d’eau dans des bassins pour natations et jeux d’enfants, alimentation des nappes avec de l’eau traitée, limiter la facture sanitaire, vaincre la sécheresse en milieu désertique.
La récupération des crues des oueds, leur stockage par une série de digues et retenues, le long des lits d’oueds, participera à la gestion rationnelle, de cette ressource rare en milieu saharien. L’aménagement urbain de nos villes et villages, avec l’option de récupération des eaux pluviales, et leur traitement par des bassins filtrants, plantés de roseaux, signifie la constitution d’un stock, en vue des crises imprévisibles. C’est un plan stratégique, intra-muros et
extra-muros de toutes les agglomérations. L’aménagement adéquat, pour l’évacuation des eaux pluviales est un investissement, qui réglera assez de besoins en eau. Ne dit-on pas, que les guerres futures se feront autour de l’eau ! Une autre ressource est l’élevage de poissons dans la lutte anti-moustique. Cette technique de bassins, offre tout un éventail de filières assez stratégiques, comme l’élevage de poissons : Le Gambusia - prédateur de moustiques, est élevé actuellement à Timimoun. Les matériaux mis en œuvre présentent des qualités environnementales et sanitaires certifiées. En matière de développement, à partir des ressources naturelles et de matériaux locaux : c’est la solution parfaite, y compris toute la symbolique de la pierre, et de la réconciliation avec la nature, puisque ces roseaux et autres plantes, se nourriront des matières organiques, contenues dans les eaux usées. Aussi la gestion de la
qualité de l’air intérieur, en développant la filière des plantes anti-CO2. A cette technique de plantation de roseaux sur les filtres, serait ajoutée celle de plantes utilisées actuellement, dans la dépollution de l’air, en parallèle avec celle des eaux. La gestion des déchets solides, contenus dans les égouts est traitée en amont. Ces déchets sont nombreux et variés, avec un système unitaire, des dispositifs de séparation des eaux pluviales, qui drainent sables et autres déchets, sont prévus par un système de grilles, placées dans des endroits précis mobiles, par des dispositifs simples. La protection contre la pollution des nappes, par ces mêmes dispositifs naturels d’épuration, en vue de l’urbanisation de la zone nord de la ville de Bechar. La création d’espaces verts, ceinturant les quartiers ont un triple avantage : épuration des eaux usées, ceinture de protection contre les vents,
espaces de microclimats face aux grandes chaleurs. Des bassins filtrants seront entourés d’une ceinture verte, dédiés à la protection contre les vents dominants et au blocage des sables. L’eau traitée participera à la régénération de la faune et de la flore dans la wilaya. Bechar se dotera de ceintures vertes irrigables par les eaux traitées, et fera ainsi face à la désertification du milieu et la sécheresse du climat. L’apport d’oxygène de cette ampleur et selon ce plan d’épuration, améliorera l’image et la performance de la ville, et l’attellera dans l’axe du développement durable. Bechar se débarrassera de ces eaux usées, et s’offrira du même coup, une toilette verte, tout en créant une multitude d’espaces plantés humides, dédiés à la récupération d’une denrée rare, et sa réutilisation pour le développement de l’agriculture, avant cela, les loisirs des jeunes, l’initiation aux sports nautiques, et se dotera d’une série de microclimats qui feront découvrir le printemps à nos enfants, dans toutes les communes du pays.
19 mai 2011
Conférences et débats sur le diwane
D'après le Journaliste : Mohammed Smaïl LA NOUVELLE REPUBLIQUE
A Béchar, selon l'histoire populaire, qui circulait de bouche à oreille, le Diwane aurait fait son apparition dans le Maghreb arabe il y a quare siècles et demi. Une très ancienne troupe de Gnaoua a été fondée traditionnellement en 1895, au quartier de Debdaba (Béchar). Cette troupe se composait des défunts M'kaddem (chef) Salem Belhadj Seggou, Ba-Faradji, Berrezoug Blèl, Salem Boukhriss, Ba-Lali et Ba-Faradji Fezzou.
Depuis ce temps, qui n'est pas si lointain, d'autres amateurs ont inspiré par succession et suivi de ce style musical pour le faire ériger comme toutes les autres cultures, de notre patrimoine national. En 1950, une autre équipe de la même famille donnait naissance à un grand nombre de personnes qui veulent pratiquer et préserver le Diwane.Cette équipe s'est rattachée fortement à ce chant et ses danses qui sont multiples pour éviter l'extinction de cette ethnomusicologie. Elle se compose de Ba-lali qui est à la fois M'kaddem chef et Bango qui signifie chanteur, Damou Abdelkader, Seggou M'barek Maâlem instrumentiste du (goumbri, instrument à cordes), le Chaouch est le gestionnaire Ahmed Salah Kounti, les instrumentistes (du karkabo, castagnettes métalliques) sont les Gnadizes sont les frères Guesbaoui, M'barek et Mohamed, Hidli Kada, Hidli Houmina, Bernaoui Mohamed, Fezzou Mohamed, le second Maâlem Salem.A cette époque Ammi (oncle) Brahim était guendouz de karkabou et en même temps Maâlem. En 1968, Ammi (oncle) Brahim a connu le défunt cheikh Benchardji Medjdoub (de la wilaya de Saïda) qui a initié l'oncle Brahim sur le chemin des autres Abradj (modes) bien ordonnés dans les harmonies de tous les modes du Gnaoui réel.Par contre, auparavant, les anciens du Diwane Gnaoua à Béchar, se jouait traditionnellement par Abradj (modes) Lala-Mimouna, Lala-Mira, Baba-Hamou, Ba-Wali, Sid–Elghazi, Bouri-Manandabo, Lala-Malika,
Koukbani, etc. Dans la même année (1968), Ammi Brahim a fondé une équipe grâce à sa longue expérience dans le Diwane. Son équipe a participé à plusieurs festivals à travers toute l'Algérie. Ammi Brahim a décroché 12 attestations d'honneur et plusieurs prix. D'où il a participé aux manifestations culturelles, dans le cadre de l'Algérie, capitale de la culture arabe. Il est connu dans toute l'Algérie. Aujourd'hui, Ammi Brahim est devenu l'érudit avec sa personnalité spirituelle de Diwane dans la région du sud-ouest du pays. Ammi Brahim a participé à cette 5e édition. Le commissaire du Festival culturel national de la musique Diwane a choisi comme thème central des conférences-débats prévues durant six jours à l'occasion de la 5e édition « la gestualité et la symbolique dans le chant et les danses chorégraphiques populaires».
Ces valeurs culturelles des arts populaires sont mises en mode d'emploi pour représenter ces thématiques de gestualité, chorégraphie et expressions traditionnelles. Ce qui permet aux conférenciers de mettre des lumières culturelles sur le Diwane. Le thème de la sémiotique de l'objet instrumental dans le Diwane a été la communication de
Azzedine Benyakoub, universitaire et chercheur en patrimoine culturel populaire. La communication porte sur le rapport entre la morphologie des instruments de musique utilisés dans le rituel du Diwane et la typologie des sépultures dans le pays de l'haoussa et des bornu. Le goumbri et les karkabou ( les crotales) au-delà de leur fonction utilitaire, purement instrumental. C'est leur dimension symbolique qui paraît la plus importante à nos yeux. Plus encore par des sons, c'est par leur forme, par leur décoration qu'ils tentent de reproduire la nature. Ils peuvent aussi spécifier par un détail aussi naturaliste que possible ou par un signe allégorique. Les sociétés, les « Mehalla » ont pour lui ( Diwane) des égards qui justifient la fonction qu'on lui attribue. Les adeptes lui confèrent un pouvoir magique. La conférencière Narrimane-Zehor Sadouni, critique d'art de l'UNESCO, a abordé le thème : « La gestuelle est le propre de l'homme ». Si le mouvement est particulier à toutes créatures, la gestuelle quant à elle le propre de l'homme. Depuis la nuit des temps, le concept du corps suscite des débats controversés, car chaque civilisation a sa propre vision du sacré et du profane, et la transmet de génération en génération. Les communautés s'enrichissent de leurs particularités et de leurs différences. Une première lecture de cette approche du corps se fait en rapport avec l'art
de la sculpture depuis la Grèce antique en passant par la représentation du corps chez les peuples d'Afrique. La gestuelle est révélatrice. Elle demeure un vecteur incontournable de l'expression première de l'humanité et repose sur des codes et des schèmes socioculturels. Dans sa communication, Abdelhalim Araou, journaliste et chercheur en patrimoine culturel et populaire, a mis en exergue lors de la conférence le recours par les musiciens de ces deux genres artistiques populaires aux instruments de musique simples. L'usage du karkabou, du bendir, du goumbri, du t'bal, du luth,du banjo et de paroles et chants engagés tirés du patrimoine oral populaire et du quotidien des populations a permis à cette arte povera (art des pauvres) de se positionner sur un mode révolutionnaire. Mohamed Serir, universitaire et chercheur au CRASC d'Oran, s'est lui aussi penché sur le thème de «la chanson populaire entre la symbolique de la parole et la particularité de la gestualité». La parole est un patrimoine immatériel et cela a connu une évolution considérable et de grandes études des fondements de la parole qui est la base dévoilant les significations que prétend transmettre le poète aux auditeurs. Meaiane Abderrahmane a abordé le sujet de « la symbolique de la couleur dans les rites du Diwane» dès le début de l'humanité, l'homme s'est attaché avec la couleur. Cette dernière a formulé sa subconscience. La couleur blanche par exemple est unique mais les gens se diversifient dans son usage et sa compréhension. Cet usage et cette compréhension reflètent leurs comportements. Encore, la couleur s'est attachée avec les rites. Les gens du Diwane n'ont pas les mêmes visions envers l'usage des couleurs. Alors, le Diwane d'aujourd'hui reste le symbole de l'ancestralité de la musique spirituelle de l'africanité d'où ce patrimoine est devenu une musique universelle qui appartient à toute l'humanité avec toutes ses couleurs. Mohamed Smail
13 mai 2011
Journée d'étude sur l’application des dispositifs d’épuration
Enquête sur Bechar Journaliste : Mohammed Smaïl
Sous le haut patronage de M. Abdelghani Zaâlan,
wali de la wilaya de Béchar, le Cabinet d’études techniques pluridisciplinaires de la Saoura de la daïra d'Abadla a organisé le dimanche 8 mai, à la maison de la culture de Béchar, sous la présidence de M. Benamara El Habib une journée d'étude sur l'application du dispositif d'épuration par lagunage à filtre de gravier et plante de roseaux.
Des responsables des directions de l'exécutif étaient invités, notamment ceux de la direction de l'environnement qui est sollicitée le plus pour encourager la société à se protéger contre toutes les formes de pollution qui nous entourent chaque jour.Cette journée d'étude a pour but de communiquer et de mettre en oeuvre toutes les solutions dans le cadre des recommandations pour être appliquées. A l’échelle nationale, il existe une centaine de stations de traitementd’eaux usées, avec une capacité annuelle de 550 millions de mètres cubes à travers le territoire national, mais seulement 50 % fonctionnent.
Le reste des stations, si elles ne nécessitent pas de réhabilitation parce qu'elles sont récentes, ne fonctionne pas forcément correctement. Il en est d'ailleurs de même pour les stations d'épuration des effluents industriels. Les constats de dysfonctionnement et de mise à l'arrêt sont déterminés par les facteurs suivants : la mauvaise conception de certains ouvrages, l’inadéquation de certains équipements, le manque de pièces de rechange et de réactifs chimiques, l'absence de contrôle de la qualité de l'eau traitée, l'inexpérience et la sous-qualification du personnel d'exploitation, la non maîtrisedes techniques de l'épuration d’eaux usées, l'insuffisance d'exploitation et de maintenance des réseaux d'assainissement reliés à ces ouvrages et la présence, dans certains cas, d'effluents industriels toxiques inhibant les processus d'épuration dans les ouvrages intégrant une filière biologique.
Le plan d’action d'asservissement d’épuration fait partie des procédés qui n'intègrent que très peu d'éléments électromécaniques comme le lagunage naturel qui semble parfaitement adapté dans certaines régions du pays, notamment dans les hauts plateaux et le Sud, car cela exige beaucoup d'espace et d'ensoleillement.Dans ce contexte, ces considérations, qui sont généralisables à l'ensemble des ouvrages installés sur le territoire national, sont une motivation pour répondre efficacement à la commande.
L’oued Béchar divise la ville en deux parties.D'autres oueds qui traversent et qui passent à proximité des agglomérations urbaines et des zones industrielles, comme c'est le cas à El-Harrach, Saïda, Tébessa, Djelfa et Chlef, causent de gros problèmes d’incommodités et d’insalubrité aux riverains.Ces oueds véhiculent des rejets très pollués et leur capacité auto-épuratrice ne suffit plus à résorber la charge de pollution.Ils se sont transformés en égouts géants à ciel ouvert. Affecter la qualité des eaux superficielles, c’est aussi affecter les eaux souterraines.Pour exemples, les nappes de la Mitidja, d’Oran…ont atteint des teneurs en nitrate de 200 mg/1, dépassant de loin les seuils admissibles. Les nappes d’El Oued et Ghardaïa ont été complètement compromises à cause de leur dégradation avancée par les eaux.
Par ailleurs, actuellement, nous assistons à la recrudescence des maladies transmissibles. Les principales sont étroitement liées aux insuffisances constatées en matière d’approvisionnement en eau potable et de gestion des eaux usées. Il est à signaler que, depuis 1991, un certain nombre de flambées épidémiques de fièvre typhoïde été observé dans certaines wilayas du pays. Toutes ces épidémies sont la résultante de la contamination probable des eaux potables par les eaux usées. Les procédés d'épuration utilisés en Algérie ont pour objectif principal d'éliminer la pollution organique et sont à 54 % pour le procédé à boues activées, 36 % pour le lagunage naturel et 10 % pour le lagunage aéré.Le lagunage naturel présente, grâce à ses nombreux avantages, une alternative idéale pour notre pays, car réunissant toutes les conditions favorables à son bon fonctionnement. Ce procédé biologique est peu onéreux car faisant intervenir les micro-algues et les bactéries dans l'épuration des eaux usées. De nombreuses recherches sont actuellement menées afin de mieux comprendre les phénomènes intervenant dans le sol pour l’épuration,l’influence des conditions climatiques, les tailles et formes des lits, la charge hydraulique et le type de plantes utilisées. La mise en valeur des techniques d’épuration des eaux usées domestiques par les lits plantés de macrophytes est la solution durable de l’épuration en général.
12 mai 2011
17 février 2011
Les crues subites de l'oued guir
L'Oued Guir porte le même nom depuis l'antiquité.Il semble qu'il ait été identifié par le * Ger * décrit par Pline,le récit de son expédition dans cette région désertique.Le voyageur romain un peu géographe, Suétone Plaunus, aurait réussi à traverser l’Atlas et serait parvenu au fleuve Ger (l’oued Guir)qui coule au milieu d'un désert poudreux, coupé de quelques roches brûlées, non loin des foret remplies d'éléphants, de fauves et de reptiles où les Canariens faisaient leur demeure.
La tradition orale et les écrits des auteurs latins rapportent aussi que la Vallée de l’Oued Guir était jadis remplie d’éléphants, ce qui suppose que la plaine d’abadla était couvertes de riches et abondants pâturages.L'Oued Guir, ce fleuve saharien prend sa source dans le prolongement du Grand Atlas qui forme la ceinture méridionale de la haute Moulouya.Il est l’un des plus grands et des plus puissants d’Afrique, non seulement par la puissance de son débit mais aussi par sa longueur.Enfin, pour qui connaît le Guir, ne s'étonnerait pas de cette appréciation prêtée à Ibn Khaldoun, qui aurait dit des oueds d'Afrique du Nord que le Guir est : «Aqtarouhoum nab'an wa akaloum naf'aan» (le plus grand en débit mais le moins utile).
L'oued Guir a été reconnu dans sa partie supérieure, par de nombreuses expéditions françaises,notamment par celle du combat de l'oued de guir du 18 Avril 1970 "Maktaa Roumi" qui a permis au général de Wimpfen, de tracer un excellent itinéraire de la province d'Oran jusqu'à ces régions alors peu connues.Une crue subite venait de gonfler le fleuve, large alors comme un bras de mer ; ses vagues écumantes bondissaient comme les flots d'une mer en courroux. »
Tout ce pays est remarquable par la richesse de ses cultures et l'abondance de ses pâturages toujours frais.On descendit le fleuve pendant deux étapes, et, le 15 avril, on arriva au point nommé Bahariat, ou la petite mer, parce que c'est la partie la plus large de cette riche vallée dont la fertilité est due aux crues périodiques d'une rivière qui, petite image du Nil, féconde de ses eaux des surfaces très étendues.
Au centre de ces lagunes, et sur une étendue de 8 à 10 kilomètres, s'élèvent des dunes qui forment une espèce de grande place forte naturelle, où les Doui Menia s'étaient réunis avec leurs troupeaux et leurs richesses.En aval de Djorf Torba,l’oued débouche et traverse le défilé tortueux par lequel l'oued Guir franchit en une série de gorges encaissées le Chebket Menounat qui le sépare de la plaine d'Abadla, il devient le principe fertilisant de cette vaste plaine quaternaire en s’y attardant et on la pénétrant de ses multiples bras sinueux.Le Guir est un élément de vie,grâce à son eau et aux limons qu’il dépose.
Vers le coude du Batha de Mertouma,il coule majestueusement en faisant des nombreux méandres dans une plaine d’alluvions :La plaine d’Abadla ou des « petites mers »qui atteint jusqu’à 30 kilomètres de largeur au sud d’Abadla.
Il amène des eaux droit jusqu’au abadla,le lit mineur de l’oued guir est bien marqué avec des affluents en nombre limité, il se divise en un très grand nombre de bras d’importance variable,la plupart non pérennes,formant une sorte de delta interieur.
Les Doui-Menia ont défriché les parties basses, atteintes chaque année par la crue, qu'on appelle maader ou hebassa, mais ont laissé subsister de place en place les tamaris, ce qui donne à cette section de la vallée l'aspect inattendu d'un blocage.
Les maader ou hebassa sont ensemencés chaque année en céréales, des petits barrages et des seguias permettent de diviser le flot et d'étendre la submersion.Cette vaste plaine est mis rationnellement en valeur est elle couverte d’une foret assez dense ou les tamacées prédominent ainsi qu’une flore puissante de graminées et herbes de toutes sortes.
Ses crues saisonnières sont parfois dévastatrices mais charrient des limons rendant la plaine d' Abadla très fertile avec ses immenses champs de céréales sans compter les zones humides la plus fréquentée par les oiseaux migrateurs venus de différents pays.
Des microclimats divers font d’elle un paradis pour de nombreux animaux et un espace idéal pour les chercheurs car elle est parsemée de gravures rupestres datant de millions d’années, preuve qu’elle était, déjà, à l’origine, une région particulièrement riche et fertile.
La pente générale y est très faible,les transports solides sont considérables,faisant disparaître le lit mineur à chaque saison des crues pendant laquelle le guir change de lit de manière fort capricieuse dans la plaine d'Abadla.
Le Guir ne coule plus ici que par intermittence lors des crues qui, d’une façon générale, viennent trois fois par an : en automne (octobre, novembre), au printemps (mars, avril) et en été (juin).
Mais les eaux chlorurées apportées par l’oued Bouanane et Zelmou peuvent saturer çà et là le sol qui, l’été se blanchit d’efflorescences salines; il va sans dire que cette salure nuit grandement à la flore, n’y laissant pousser que des plantes à chameaux.
Entre ces deux crues principales peuvent s'intercaler d'autres petites crues beaucoup plus incertaines mais parfois très violentes. Le débit des crues varie en fonction de rythmes cycliques. Une typologie moyenne a pu être établie :
- le débit moyen de la crue annuelle est évalué à 1 500 m3/seconde; celui de la crue décennale .à 2 500 m3/seconde;celui de 1a crue centenale à 5 000 m3/ seconde; celui de la crue millénale à 8 000 m3/seconde et celui de la crue catastrophique à l0 000 m3/seconde (1).La seule source d'eau abondante est fournie par l'oued Guir mais d'une façon beaucoup trop irrégulière pour satisfaire quotidiennement les besoins et pour récupérer ce potentiel hydrologique inexploité, une seule solution se présentait : construire un barrage afin de créer un lac artificiel emmagasinant les crues met permettant un emploi rationnel de l'eau.Le barrage se situe à Djorf Torba,à une quarantaine de kilomètres en amont d'Abadla.La cote de retenue normale de l'ouvrage se situe à 700 mètres, le thalweg étant à 680 mètres. Le barrage a été construit entre 1965 et 1969 et il possède ainsi une retenue de 360 millions de m3qui retient les eaux du plus grand réservoir artificiel en Algérie correspondant à un bassin subsaharien de 22 000 Km2,Aussi l'installation hydraulique ne se borne-t-elle pas à un seul barrage, A l'entrée de la plaine d'Abadla un deuxième barrage, appelé barrage de reprise,plus petit que celui de Djorf Torba,a été achevé en juin 1974.L'Oued Guir change plusieurs fois son non;après avoir reçu l'Oued Zousfana à Igli, on l'appelle Oued Saoura.Sa Vallée est une suite d'oasis et de villages, avec de l'eau abondante à chaque étape, et des ressources variées jusqu'au Gourara.Le voyageur allemand Rohifs dit qu'on l'appelle Ghaba (la foret) à cause de ses nombreux palmiers.Ses crues inspirent des sentiments contradictoires : à la fois la crainte pour les violentes dévastations possibles qu'elles peuvent causer aux biens et aux hommes mais font par contre l'objet d'invocations incantatoires pour les bienfaits qu'elles apportent à l'agriculture et par voie de conséquence pour leurs apports à la vie dans cette contrée aride. Ils iront alimenter notamment les nappes phréatiques du TOUAT et de ses environs (Adrar), du GOURARA (Timimoun) et du TIDIKELT (Aoulef). Captées ici, en partie par l'ingénieux système d'irrigation des «fogaras», système plusieurs fois millénaires, qui suscite l'étonnement et l'admiration des visiteurs étrangers.il peut atteindre jusqu'à mille km de parcours (en plein désert faut-il le préciser !). A titre de comparaison, le Chlef fait 750 km de long et le plus grand oued du Maroc, le Sebou 500 km. La légende fait du Guir un oued mythique surtout par la soudaineté de ses crues, les quantités fabuleuses et inattendues d'eau qu'il peut charrier en un temps à peine croyable.En effet, le spectacle est souvent grandiose et est d'autant plus saisissant que l'on ne peut imaginer que tant d'eau puisse se déverser d'un seul coup à travers de si grands espaces, en un décor aussi ingrat. Il est vrai que l'écoulement ne dure pas longtemps : la durée moyenne est évaluée à 82 jours/an, le débit de crue à 6 400 m3/s.
27 novembre 2010
La plaine d'Abadla sera la fierté des algériens, le fleuron du Sahara. C'est un combat, après celui de la Libération, à mener dans la
construction du pays. Un acquis de la révolution de Novembre qu'un million et de demi de martyrs ont payé par le sacrifice suprême. " C'est ce qu'aimait à répéter Boumediène.
La plaine d’Abadla fait partie des grands projets de développementde l’agriculture menés par l’Etat algérien.L’étude agro-pédologique de la plaine d’Abadla est confié au groupement des sociétés « SEDAGRI-BCOM » l’étude pédologique et l’étude d’un programme de mise en valeur de la plaine d’abadla dans le département de la Saoura.
La Révolution Agraire en Saoura, c’est la plaine d’Abadla dit le président HOUARI Boumediene .La uniquement trouvait –on une surface cultivable suffisamment vaste pour entreprendre une opération a la mesure de la Révolution Agraire.
Dans une région déshéritée comme la Saoura,le cadre offert par la Révolution Agraire ouvrait des perspectives importantes,certes les opérations de recensement ,d’exploitations, d’attributions se dourelèrent partout ou le sol squelettique acceptait de rendre quelques épis flasques : seuls 17600 ha furent recensés comme cultivables .
De toute évidence la mise en valeur de cette plaine ne pouvait être rationnellement envisagée que dans la mesure ou serait assurée la maîtrise hydraulique de l’Oued Guir.
Ce cour d’eau, torrentiel, alimenté par une immense « bassin versant » de plus de 20 000 km2 donne lieu à des crues hivernales soudaines et des destructrices encore qu’elles puissent, seules jusqu’à ce jour, permettre la pratique de cultures de décrues (céréales) sur les zones d’épandage (1.500ha) et le pacage sur des maigres pâturages (10.000 ovins en particuliers).
Cette maîtrise sera désormais assurée par le barrage du Djorf Torba s’une capacité de 360 millions m3.
Les contraintes à surmonter sont donc celles du climat, des sols et du milieu humain.
Les deux premières nécessitent le recours à l’irrigation qui doit « intégrer » le choix des sols et des cultures.
La dernière concerne les possibilités d’évaluation d’une population dédiée jusqu’au ce jour à une exploitation très extensive du sol, qu’il s’agisse d’agriculture et d’élevage et sur qui repose en définitive à la fois la mise en œuvre des dispositifs techniques prévus pour assurer l’irrigation et la prise en charge d’une exploitation nettement plus intensives.
C’est bien ce facteur social qui pèse le plus dans le choix du parti du projet.
L’étude pétagoligique détaillée de l’ensemble de la plaine à démontré qu’une quinzaine de milliers d’hectares de terres étaient aptes à l’irrigation encore que très hétérogènes,sont estimé à 12.000 ha et se répartissant comme suivant :
- 6.000 ha au nord de la route nationale d’Abadla
- 6.000 ha au sud de cette voie.
L’analyse des ressources en eau de l’Oued et l’étude des conditions climatiques et agro-pédagogiques de la plaine d’Abadla ayant conclu à la possibilité de sa mise en valeur, ont amené à :
- La construction et la mise en service, dès Avril 1969, du barrage de Djorf- Torba qui est le plus important en Algérie et il contient une capacité de retenue de (360 millions de m3).
- Dès 1970, l’aménagement irrigué à Abadla s’étendait sur une superficie de 5400 ha.
La société américaine "MKIC"qui emporta finalement le marché de mise de l'aménagement de mise en valeur du perimètre d'Abadla fut chargée du terrassement ,de l'installation de conduites souterrains d'rrigations et de drainage repartis sur les 5400 ha.L'amenagement est conçu selon le mode de la grande exploitation mécanisée à l'américaine :unité de gestion 1000 ha parcelles de 12 hectares minimum, main d'œuvre salariée strictement encadrée ,machines à grand rendement,etc...Seules restent du domaine de travail manuel :l'irrigation et les cultures maraichères.
Après l’achèvement des travaux des travaux de construction et de l’aménagement par la société Américaine MKIC ,la responsabilité de la mise en valeur a été confiée au Commissariat au Développement RURAL (MARA) .Toutefois devant l’ampleur des taches de soutiens matériel et l’encadrement technique qu’exigeait l’entretien du périmètre et l’opération de mise en valeur ,il était apparu la nécessité de mobiliser l’ensemble des agents économiques pouvant être d’un apport utile à une telle œuvre.
Le commissariat de développement rural (CDR) du ministère de l’Agriculture ,responsable de ce projet n’a pas les moyens suffisants poue assurer la relève de l’encadrement technique et du financement .les installations sont à l’abondan.Les canaux s’ensablent,C’est sur décision personnelle du président Boumédienne ,visitant le périmètre en 1975,qu’il fait appel au Service National pour sa remise en état.
Le périmètre est alors placé sous l’autorité de la III Région militaire.La Direction nationale des coopératives( DNC ) est associée à l’entreprise et le ministere de l’agriculture lui délègue la gestion matérielle et finacière du périmètre ainsi que la prise en charge de différents intervenants installée à Abadla (CDR, ONTF, ONAMA, CFAT, Hydraulique).
Dés lors, la première action engagée a été d’unifier les structures de gestion afin de permettre une intervention coordonnée et intégré sur l’ensemble du périmètre, un projet de mise en valeur de la plaine d’Abadla(PMVA) a été institué, organisé comme suit
Le périmètre aménagé est divisé en six(6) unités autonomes de production de gestion qui possédant chacune un village neuf,associeront lieu de travail et formeront dans un premier temps des GPMV « Groupements précooperatifs de mise en Valeur » avant de devenir des coopératives de production.
Sur les cinq villages de la révolution agraire prévus ,Abadla regroupant la population d’une unité autonome ,tous ils ont vu le jour,le premier a commencé au printemps en 1974 et occupé en 1977.la première pierre de l’autre a été posée le 03 Décembre 1974 par Mr TAIBI Larbi,Ministre de l’Agriculture ,chacun réunit 480 logements.
Malgré ses installations sont vouées à l'abandon, les canaux s'ensablent et les parcelles sont trop grandes pou un système d'irrigation par submersion, les remontées de sel sont importantes du drainage et personne ne s'est intéressé à la façon dont les cultivateurs d'oasis avaient résolu le problème des vents de sable.les parcelles sont trop grandes et les bandes forestières trop étroites pour jouer efficacement le rôle de brise vents.
La situation s’est détériorée au niveau de ce périmètre, suite à sa dégradation avancée pour cause d’accumulation de plusieurs contraintes d’ordre naturel et technique, freinant le développement de cette zone agricole de la wilaya.
Le principe de la grande exploitation mécanisée n'est pas remis en cause même si les résultats sont médiocres.La mise en valeur de la plaine d'Abadla est considérée comme une solution efficace et moderne dans le développement agricole en zone aride, en engendrant des transformations importantes dans le mode de vie de la population et en suscitant des nouvelles formes dans l'organisation sociale de la production et de l'habitat. Il est en parfaite solution de continuité avec le système traditionnel de cultures de décrue et d'élevage nomade de la région, mais aussi avec l'agriculture maraichère et fruitière, en culture étagée des oasis. Enfin la réhabilitation de périmètre d'Abadla,il faut dès le départ de cette réalisation demande en œuvre des moyens techniques et moderne important qui seul l'état peut assurer ces investissements qui portent souvent sur des grands des travaux d'ingénieries « irrigation, drainage, défrichement et nivellement » à savoir :
09 novembre 2010
DIAGNOSTIC DE L’ETAT DE DRAINAGE DU PERIMETRE
Auteur : Mme Ahmed-Zaid
Introduction
Ce présent document est une première restitution et constitue la synthèse des résultats d'analyses effectués ainsi que la réflexion sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour une prise en charge réelle des contraintes existantes sur le terrain, et ce dans le cadre de l’opération relative au diagnostic de l'état du drainage au niveau du périmètre irrigué d'Abadla.
I/ Présentation générale
1.1/ Identification du périmètre :
Le périmètre irrigué d'Abadla est aménagé sur 5400ha sur les deux rives de l'oued GUIR en aval du barrage de reprise et il est divisé en deux zones :
1/ Zone intensive : d'une superficie totale de 4146ha.
2/ Zone recueil : d'une superficie totale de 1257ha.
La superficie aménagée des deux zones est répartie en secteurs, quartiers et parcelles, comme indiqué dans le tableau n° 1.
1.2/ Vocation du périmètre :
Le système de production était orienté vers une association céréales-élevage-fourrages et cultures maraîchères. Or et depuis la
mise en exploitation du périmètre en question, il a été relevé que les cultures pratiquées essentiellement sont :
Pour la campagne d'hiver :
• Céréales (orge et blé dur ) ;
• Fourrages: avoine et orge en vert ;
• Maraîchage d'hiver sur de très faibles superficies.
Pour la campagne d'été :
• Pastèques et melons.
1.3/ Ressources en eaux :
A partir du barrage Djorf-Torba un volume d'eau est affecté chaque campagne au périmètre de Abadla. Ce volume est lâché en principe suivant un débit demandé par l'O.P.I (office du périmètre d’irrigation) en tenant compte des superficies à irriguer. Ce volume est acheminé vers le barrage de reprise.Le barrage Djorf-Torba se trouve à 60 km en amont du périmètre et dispose d'une capacité théorique de 360 Hm3.L'eau d'irrigation est acheminée vers le barrage de reprise d’Abadla par le lit naturel d’OUED GUIR. La capacité du barrage dite cote normale de réserve a été réduite presque de 1/3 de la réserve initiale. Cette réduction s'est répercutée négativement sur le périmètre. En effet le volume alloué à l'irrigation même en période pluvieuse n'a pas dépassé les 60Hm3 /an.1.4/ L'aménagement agricole :
Le périmètre aménagé sur 5400 ha est divisé en deux zones :
1/ Zone intensive : d'une superficie totale de 4146 ha, elle était prévue pour des cultures à des fins commerciales par la création de grandes fermes suivant le réseau d'irrigation en place.
2/ Zone recueil : d'une superficie totale de 1257 ha, elle était destinée à recueillir la population de Abadla en lotissement familial
ne dépassant pas 02 ha par famille.
Les superficies aménagées des deux zones sont organisées en secteurs, quartiers et parcelles.
Le périmètre se trouve situé administrativement sur le territoire de trois communes de la daïra d’Abadla à savoir la commune de Erg- Ferradj, la commune de Mechraa Houari Boumediene et celle d'Abadla).
1.5/ Le réseau d'irrigation :
Le périmètre en intensif est constitué par deux zones : l'une de 1676 ha est située en rive Est de l'oued Guir, l'autre de 4116 ha est située en rive Ouest. Chacune des deux zones est alimentée par un canal magistral.
Les canaux magistraux alimentent directement ou à travers 19 canaux secondaires, les canaux distributeurs qui desservent 133
quartiers.Le réseau à ciel ouvert a une forme trapézoïdale revêtu en béton.
1.5.1/ Canal Magistrale Ouest (C.M.O) : d'une longueur de 19 km avec 13 déversoirs d'élévation de niveau, 2 déversoirs de sécurité, 5 ponts pour la traversée de la route, et avec un plein débit prévu de 8200 l/s, le canal amène l'eau pour irriguer une superficie de 4146 ha.
1.5.2/ Canal Magistral Est (C.M.E) : ce canal a une longueur de 10.9 Km, avec 03 déversoirs de sécurité, un pont et un siphon inversé. Le plein débit est de 3000l/s. Ce canal est non opérationnel depuis plus de 7 ans par suite de son ensablement à 100% sur plus de 7 Km. Ce canal devait irriguer 840 ha dans la zone Nord Est dite Zeriguet.
1.5.3/ Canal Magistral Ouest de recueil ( C.M.O.R): d'une longueur totale de 9,45 Km, ce dernier prend sa source du canal magistral Sud qui est la continuité du C.M.O. Le C.M.O.R irrigue la zone recueil d'une superficie totale de 1257 ha.
1.5.4/ Canaux secondaires: d'une longueur totale de 29,3 Km, ils assurent un débit qui varie de 210 à 900 l/s, suivant l'importance du canal. Les canaux secondaires sont des ramifications des canaux magistraux afin d'irriguer les zones les plus éloignées de ces derniers.
1.6/ Le réseau de drainage :
Seuls les drains collecteurs principaux et secondaires à ciel ouvert ont été réalisés sur le périmètre avec :
• 41 km pour les drains principaux ;
• 45 km pour les drains secondaires.
Les drains de quartier :
- Ecartements: 120 à 170m pour les sols irrigués gravitairement
200 m pour les sols irrigués par aspersion
- Largeur du radier : 0.30 m
- Fruit des parois : 1/1
- Pente du radier : 0.30 m/km
II/ Etat des lieux du réseau de drainage:
Une visite de reconnaissance de l'état général du périmètre a été effectuée avec les représentants de la D.S.A de Béchar et l'O.P.I d'Abadla ; cette visite a été suivie par une prospection plus précise .
Le réseau de drainage du périmètre irrigué de Abadla a été conçu pour, d'une part, maintenir la nappe phréatique a un niveau adéquat, et d'autre part lessiver les sels se trouvant dans la zone racinaire des plantes.Au niveau du barrage de reprise, l'eau d'irrigation est de mauvaise qualité avec une conductivité électrique dépassant 3mmhos/cm la classant, d'après les directives générales de la FAO pour l'évaluation de la qualité des eaux d'irrigation, comme présentant une contrainte d'emploi légère à modérée.Il n'a pas été possible de réaliser le bilan ionique afin de déterminer les contraintes liées aux problèmes de certains éléments présents dans l'eau tels que Na+, Cl- et Bore.Le fort pouvoir évaporant du climat, ajouté à la salinité élevée de l'eau d'irrigation a considérablement dégradé la structure du sol,formant ainsi une couche imperméable à une trentaine de centimètres de profondeur aggravant la salinisation du sol et empêchant le lessivage adéquat des sels.
Les faibles lâchées d'eau à partir du barrage Djorf-Torba et le caractère sporadique et négligeable de la pluviométrie, a favorisé l'abandon par les agriculteurs d'une grande superficie des terres irrigables, entraînant ainsi l’envahissement, par la végétation sauvage (constituée de tamarix, de roseaux etc.…) des parcelles aménagées et mises en valeur, ayant nécessitées de lourds investissements.
Le diagnostic de l'état actuel du réseau de drainage fait apparaître une défectuosité avancée due essentiellement :
• Au manque et à l'absence d'entretien des drains, la végétation sauvage a colonisé le lit des drains à ciel ouvert et a colmaté les
pores des parois du talus, notamment au niveau de la zone Nord- Ouest et celle du « Recueil » (cf photos 01 et 02 et carte) ;
• A l’affaissement des talus des drains. (cf. photos 03 et 04) ;
• Aux actes de vandalisme ayant entraîné l'endommagement de pièces spéciales du réseau ;
• A l’Affaissement des talus des drains jusqu'à confusion avec la côte du terrain naturel, cas de la zone dite Zeriguet dans la zone Nord-Est ;
• Au déversement des eaux usées des villages de Hassi Menouni, Guir Lotfi et Erg Ferradj dans le drain principal Ouest, Zone
Nord-Ouest (cf. carte).
Aux problèmes de non fonctionnement du réseau existant et de la pathologie édaphique constatée (voir tableau n°2: interprétation des analyses du sol) s'ajoute la contrainte liée à l'inexistence de réseau de drainage à la parcelle pour lessiver les sels des parcelles vers les drains secondaires et principaux.
2-1/ Interprétation des résultats des analyses de la salinité dusol :(C.E.P.S du sol, C.E de l'eau d'irrigation et convenance aux cultures : d'après Maas 1984 et classification des sols : d'après Servant).
Sols très fortement salés. de Classe 5
*C.E.P.S : Conductivité électrique moyenne de l'extrait de pâte saturée du sol en ds/m. (prélèvements effectués jusqu'à 1.20m de profondeur) ;
*C.Ei: Conductivité électrique de l'eau d'irrigation (échantillons prélevés à partir du barrage de reprise en Octobre1999).
2-1-1/ Interprétation :
D'après les graphiques représentants la CEe (voir annexes n°1), il est constaté que le taux de salinité décroît généralement de l'horizon de surface vers le dernier horizon et que la forte concentration des sels se situe au niveau des trois premiers horizons de surface.Cette forte concentration au niveau de ces horizons s'explique par la présence d'une semelle de labour à 30-40 cm du niveau du sol,constituant ainsi un substratum imperméable, ce qui probablement favorise l'accumulation des sels, puis leur remontée de ces dernierspar capillarité.
D'après le diagramme des classes de tolérance de "Maas", pour la même qualité d'eau d'irrigation, il existe des sols ne convenant à aucune culture, à titre d’exemple : les sols de la parcelle n°10 du quartier 4B, sont classés, selon la classification de Servant, comme hyper salés (classe 7) ; ils doivent être en principe déclassés. Comme il existe des sols convenants aux cultures moyennement tolérantes tels que ceux de la parcelle n°7 du quartier 8E et n°19 du quartier 9G et à moindre degré ceux convenant même aux cultures sensibles tels que les sols de la parcelle n°7du quartier 6B et du quartier 19A (faiblement salés).
Dans le but de connaître l'influence du réseau de drainage sur la salinité des sols, des échantillons de sol ont été pris d'amont en aval et en parallèle au réseau de drainage. Il a pu être ainsi constaté que la salinité décroît d'amont en aval dans le sens de l'écoulement du canal magistral Ouest avec une forte concentration dans la zone Nord-Est puis Nord-Ouest ; ce qui confirme d’une autre manière la non fonctionnalité du réseau de drainage, car la tendance inverse serait plus logique.
Conclusion et recommandations :
Afin d'appréhender à sa juste mesure la gravité du degré de salinité du sol, il est indispensable de :
• Procéder à l'analyse du bilan ionique du sol et connaître surtout sa sodicité (pourcentage de sodium échangeable) ;
• Procéder à l'analyse du bilan ionique de l'eau d'irrigation et déterminer le S.A.R ;
• Connaître les caractéristiques physiques du sol : texture, type d'argile prédominante, la conductivité hydraulique en surface dans la couche sous-jacente et dans le substratum.
A cet effet, il faudrait nécessairement :
• Engager une étude agro-pédologique et arriver à un reclassement des terres du Périmètre ;
• Revoir à la baisse les surfaces à irriguer en fonction des classes de sol et de la disponibilité en eau pour l'irrigation et le lessivage des sels ;
• Assainir le foncier agricole et réaffecter les terrains abandonnés ;
• Réadapter le système de culture en place et le réorienter vers les cultures à forte tolérance aux sels. (Phoeniciculture, orge, etc.…) et ce sur la base des résultats d'étude agro-économique qu’il faut engager sans plus tarder.
Dans l'immédiat et en l'absence d'études spécifiques et globales (schéma d'aménagement par exemple) il est possible d'envisager la mise en œuvre des solutions pratiques suivantes :
• Opter pour les systèmes d'irrigation économisateurs d'eau en tenant compte de la faible perméabilité du terrain (faibles doses
et grande fréquence des irrigations) ;
• Palier au nombre réduit de lâchées d'eau par la construction de bâches d'irrigation et de réservoirs au niveau des parcelles, afin d'assurer plus d'autonomie aux agriculteurs dans l'apport des
doses d'arrosage ;
• Procéder à un défoncement pour casser la couche imperméable située à 30-40 cm formée depuis des années afin d'améliorer la perméabilité du sol et diminuer le taux de salinité ;
• Préconiser des réseaux de drainage souterrains au niveau des parcelles ;
• Réhabiliter et entretenir le réseau de drainage existant sur les
terres à réaménager ;
• Assainir l'assiette foncière des mauvaises herbes ;
• Replanter les brises vents en évitant le roseau
• Apporter un amendement chimique adéquat en quantité suffisante
pour diminuer le taux de salinité du sol
Références bibliographiques
Jean DUBIEF, 1963 : Le climat du Sahara Tome II. Fascicule I. (Institut de météorologie et de physique du globe de l’Algérie et Institut de recherches sahariennes, Université d’Alger).
Vincent VALLES, 1987 : Modélisation des transferts d’eau dans un sol argileux Application au calcul des Doses d’irrigation ; Mémoire n° 79 Année 1987, université L. Pasteur et CNRS.
C D A R S ,1990 : Commissariat au Développement de l’Agriculture des Régions Sahariennes. Rapport de situation du périmètre d’Abadla 1990.
O A I C, 1993 Office Algérien Interprofessionnel Des Céréales, Projet Aménagement Hydro- agricole d’un périmètre Céréalier de 4500ha à Abadla ,1993.
DSA Béchar, 1999: Direction des Services Agricoles de Béchar, Rapport
sur le périmètre d’Abadla ,1999 .
08 novembre 2010
Caractérisation de la salinité du perimètre de mise en valeur d'Abadla
Auteur : Mme Ahmed-Zaid
2 1/-Méthode d’échantillonnage
Une visite de reconnaissance de terrain a été réalisée et ce, avant l’exécution du plan d’échantillonnage afin d’évaluer son adéquation avec la réalité du terrain. Cette opération est une étape indispensable pour la détermination de l’itinéraire de l’échantillonnage. Sur la base des cartes parcellaires du périmètre d'Abadla au 1/10.000, un quadrillage systématique a été réalisé, l’unité de la maille représente une surface de quatre (04) hectares, un échantillon est prélevé au centre de chaque maille dans les vingt (20) premiers centimètres du sol. (cf. carte 2 : assemblage parcellaire).
2.2/- Cartographie de la salinité
La cartographie de la salinité des sols du périmètre de Abadla permet une caractérisation de l’état actuel de la salinité et d’évaluer le terres affectées par le phénomène de salinisation. La carte d’estimation de la salinité présente des valeurs rapprochées de la salure des sols, par la méthode d’interpolation par Krigeage qui offre une précision admise quant à l’estimation des valeurs de la salure,ceci grâce aux modèles d’estimation qui permettent une cartographie automatique de la salinité.
2.3/-Résultats et interprétation
Les données ayant permis la confection des cartes, ainsi que la proposition des recommandations sont tirées des résultats d’analyse des échantillons de sols effectués au niveau de notre laboratoire sis à El Matmar ( Wilaya de Relizane ). Les résultats de ces analyses sont donnés en annexe.
2.3.1/- Cartographie de la salinité
La cartographie de la salinité des sols du périmètre de Abadla permet la visualisation de l’état actuel de la salinité et d’évaluer les superficies des terres affectées par ce phénomène.La carte d’estimation des niveaux de salure présente des valeurs rapprochées de la salure des sols, par la méthode d’interpolation par Krigeage qui offre une précision admise quant à l’estimation des valeurs de la salure.Par ailleurs, les courbes d’isovaleurs de salure des sols du périmètre d’Abadla sont présentées sur fond parcellaire. Ce choix se justifie par le fait que ces fonds cartographiques qui sont à l’échelle du 1/10000 (échelle pratique) représentent un outil assez intéressant En l’absence d’une étude globale et complète d’aménagement du périmètre, les données sur la salinité ainsi représentées peuvent permettre de réorienter les pratiques culturales menées actuellement et de proposer des méthodes de correction de la salure des terres et de proposer un ou des systèmes de culture plus adaptés.
Sur la base des cartes de salinité les niveaux de salure affectant les parcelles correspondant aux différents secteurs et quartiers du périmètre sont donnés dans le tableau suivant :
Tableau : Les différents secteurs du périmètre et les niveaux de salure en dS/m.
Secteurs /quartiers Classe de salinité en dS /m
3A .4B.secteur2.1C.9B.9D. 0-5
4B.6A.8D.8H.9F. 5-10
6B.9J.9G.11A.11B.12C.12D.5D.5C.
6B.6D.6F.1B.8E.19A.19C.19E.19B.6C 10-20
11C.11D.11F.8E.18E.18A.18D
19D.19F.20B.3A.3B.5B.6A.6E.20B.5
B. 20-30
19D.19F.11E.12G.
12F.12E.12A.12B. secteurs (13. 14.15. 16.17) >25
2.3.2/- Interprétation
Les sols du périmètre d’Abadla présentent une grande variabilité spatiale de la salinité, cette distribution est très liée à la texture du sol et au système de culture. En effet, les sols lourds et argileux sont plus affectés par la dégradation de leur structure, conséquence de la forte teneur en sels.La forte évaporation et la salinité croissante engendrent des conséquences pédologiques et agronomiques caractérisées par des phénomènes de dégradation des terres et des tassements des horizons de surface ainsi que des dépôts de pellicules blanchâtres en surface du sol, ceci apparaît clairement sur les photos prises lors de l’opération de l’échantillonnage.La carte des sols de la zone intensive 1 la classe de salinité dominante est située entre les niveaux 5 et 15 dS /cm ; limite de tolérance pour les cultures hallophytes exemple : Orge, Betterave à sucre, Palmier dattier, les secteurs 6C, 9G, 11F et 11D les sols appartiennent à la classe supérieure à 15 dS/cm.
Les sols de la zone intensive 2 appartiennent à la classe de salinité supérieure à 20 dS/cm, ces sols présentent une dégradation très accentuée; qui se manifeste par des dépôts de sel en surface, un envahissement des parcelles par la végétation (Tamarix, roseaux) qui rend difficile l’accès aux parcelles.La carte de salinité de la zone recueil présente des niveaux de salure variables, en effet la partie Est de la zone présente une salure inférieure à 5 dS/cm, la majorité des sols se situe dans la classe de salinité supérieure à 15 dS/cm.
Conclusion et recommandations
La principale activité dans la Daira de Abadla est liée à l’agriculture.Tout programme de développement doit impérativement viser l’amélioration des conditions de production agricole ainsi que la valorisation et l’utilisation rationnelle des ressources en sol et en eau.La réhabilitation du périmètre d’Abadla peut permettre une vraie dynamisation de l’activité agricole, ce qui peut contribuer à créer les conditions d’un nouvel essor socio-économique de la zone.Aussi l’option de réhabiliter le périmètre irrigué de Abadla en s’appuyant sur la mise en culture et le développement du palmier est probablement la mieux indiquée. Cette option trouve ses justifications dans l’aspect agro-écologique et socio-économique de la zone d’étude ; ce qui contribuera nécessairement à la lutte contre toutes les formes de dégradation et la valorisation des ressources phytogénétiques et d’atténuer pourquoi pas le phénomène de précarité de l’emploi.
Il faut rappeler que le système de production du périmètre préconisé dans l’étude (citée en préambule) qui fut orienté vers la combinaison :céréales-élevages-fourrages-cultures maraîchères,a été complètement délaissée pour des spéculations qui ont entraîné des problèmes de dégradation des sols et le gaspillage de l’eau d’irrigation. Aussi, la relance de l’activité agricole dans le périmètre d’Abadla doit tenir compte de certaines conditions :
• La réalisation des opérations de sous-solage pour détruire la croûte de surface formée suite au compactage et au tassement des sols ;
• L’installation d’un réseau tertiaire de drainage à la parcelle et la réhabilitation des réseaux primaire et secondaire : condition primordiale pour l’agriculture intensive en milieu aride ;
• l’évacuation des sels par lessivage avant l’installation des cultures qui ne tolèrent pas des niveaux de salure très élevés ;
• La détermination et la délimitation géographique des zones ayant un haut potentiel et utilisant un système culturale pour une meilleure conservation des eaux et des sols, par un travail de sol adéquat, un assolement raisonné ;
• Le choix de l’option de l’introduction de la phoeniciculture comme culture principale et l’application de la culture sous étage et l’arboriculture quand les conditions le permettent.
L’amélioration permanente des terres salines exigent quatre mesures :
1. un abaissement de la nappe phréatique ;
2. une infiltration d’eau suffisante en quantité et en qualité ;
3. un lessivage des sels en excès ;
4. un aménagement intelligent du sol.
Il est à noter que le travail de suivi de la salinité du périmètre d’Abadla est à recommander et peut être envisagé de la manière suivante :
• Assurer un suivi régulier et permanent de l’évolution de la salinité en procédant à la mesure directe de la salinité par la conductivité électromagnétique (ECM), pour la détermination des paramètres de dégradation ;
• Déterminer les travaux d’aménagement nécessaires pour les différentes parcelles et le choix des systèmes culturaux en privilégiant la vocation naturelle de la région ;
• Estimer les doses optimum de lessivage (par des essais continus) correspondantes aux différents niveaux de salure, en tenant compte des besoins en eau des cultures ainsi que des pertes d’eau par évaporation
Il est indéniable que la prise en charge du phénomène de salinité est d’un intérêt particulier surtout dans les zones où le milieu est fragilisé par les conditions climatiques, les pratiques culturales et l’utilisation de systèmes d’irrigation inadéquats. D’ou l’intérêt d’intensifier les efforts en vue :
• D’assurer un suivi régulier du phénomène de salinité par la mise en place d’un observatoire de la salinité qui aura pour mission l’alerter aux risques de salinisation des terres ;
• De déterminer et de mesurer avec précision les facteurs qui contribuent à la dégradation des sols.La correction des sols affectés par la salinité et par les sels sodiques passe par l’évacuation d’une partie ou de la totalité des sels et du sodium échangeables ce qui peut permettre de les remplacer par de lésions calcium ayant une plus grande utilité ; dans ce cadre l’apport d’engrais organiques permet à moyen terme d’améliorer la structure du sol.
Notons que l’utilisation des conditionneurs chimiques tel que le gypse qui, dissout dans la solution du sol, libère des ions calcium, ce qui peut contribuer à l’amélioration de la structure du sol (en déplaçant lesions sodium retenus par le complexe adsorbant) ; ainsi, par une action indirecte les conditions édaphiques du sol peuvent être améliorées.
Les conditionneurs chimiques des sols sodiques sont de trois catégories :
a) sels de calcium solubles, exemple gypse et chlorure de calcium.
b) acides et produits acidifiants, comme l’acide sulfurique, le fer, sulfates ferreux, sulfates d’aluminium, pyrite etc.…..
c) sels de calcium peu solubles, exemple poudre de roche gypseuse.
CARACTERISATION DE L’ETAT ACTUEL DE LA SALINITE
Auteur : Mme Ahmed-Zaid
Introduction
L’étude agro-pédologique de la plaine d’Abadla mentionnée en préambule indique qu’il s’agit d’une zone très fertile. Pourtant, plus de 50% des terres ne sont plus cultivées à cause de leur dégradation très avancée. Parmi les causes de cette dégradation, il y a lieu de noter l’évolution en permanence du taux de salinité. Cette augmentation continue de la salinité a obligé certains agriculteurs à abandonner leurs terres.
I/-Présentation de la région
1.1/-Situation géographique (cf. Cartes 1)
1-2/ Caractéristiques climatiques
La région d’Abadla est caractérisée par un climat chaud avec des pics de températures atteignant les 38°Celsius au cours de la période de Juillet à Août. La période sèche s’étale durant toute l’année, ceci se traduit par un déficit hydrique considérable.
La région est caractérisée également par une faible hygrométrie de l’air ; l’humidité de l’air constitue un paramètre homogène du climat de la région en raison de sa faible variabilité temporelle. Les diagrammes (présentés en annexe 1) sont des illustrations des caractéristiques climatiques permettant d’apprécier le climat de la région.
Les valeurs des mesures de pluie enregistrées durant des périodes de temps différents témoignent de la rareté et de la faible hauteur de la pluviosité dans la région. Il faut noter par ailleurs, que la pluviométrie présente une grande irrégularité, les pluies se répartissent d’octobre à mai avec un maximum automnal de 20mm en décembre et un maximum printanier de 10 mm en Mars.
Les valeurs relatives aux moyennes de la pluviosité peuvent conduire à des conclusions erronées, car la pluie étant rare et capricieuse. La moyenne n’offre pas d’indication sur la répartition et la distribution des valeurs considérées. En effet les précipitations moyenne annuelles, mesurées durant la période allant de 1992 à 1997,enregistrent une grande variabilité de la hauteur des pluies à savoir :
• 19 mm en 1992,
• 88 mm en 1993,
• 119 mm en 1994,
• 65 mm en 1995,
• 81 mm en 1996,
• et 15 mm en 1997.
1-3/ Les sols du périmètre
L’étude agro-pédologique de la plaine d’Abadla (SOGETHA,SOGREAH, 1971), révélait déjà un état de salinité et d’alcalinité des sols ainsi qu’une légère salinité de l’eau d’irrigation. L’augmentation dela salinité a obligé les agriculteurs à abandonner leurs terres, ce qui a engendré l’envahissement des parcelles par différentes sortes d’arbustes et d’herbacées (cf. photos annexe 2). Selon cette même étude les principaux sols de la région se répartissent comme suit :
• Les sols d’ablation et reg caillouteux : situés de part et d’autre de la plaine actuelle du Guir, sur les îlots de terrasses anciennes maintenues à l’intérieur de la vallée actuelle, ces sols présentent une salure très forte au niveau des horizons superficiels,diminuant avec la profondeur. Les teneurs en calcaire actif sont assez élevées avec une faible proportion de calcaire total. Les teneurs en gypse sont assez importantes dans les parties médianes et inférieures du profil.
• Sols bruns d’apport éolien : localisés essentiellement de part et d’autre du cours actuel de l’oued Guir et de ses principaux bras, et au niveau des zones défrichées. Ces sols sont caractérisés par une texture plus homogène, une CE généralement très faible (< 1mmhos/cm), une perméabilité très élevée et un taux de matière organique insignifiant.
• Les sols peu évolués alluviaux : cette unité regroupe les sols alluviaux modaux et les sols alluviaux sodiques.
a) les sols modaux forment une bande assez large aux contours irréguliers de part et d’autre de l’oued et de ses principaux
bras. Ils sont caractérisés par une grande hétérogénéité textural.
b) les sols peu évolués sodiques forment des plages assez étendues. Ils sont caractérisés par une texture fine à très fine
• Les sols sodiques :
- sols salins développés dans des matériaux de texture grossière à moyenne ;
- sols salins à alcalis développés dans des matériaux de texture fine à très fine.
Le pH est légèrement basique compris le plus souvent entre 7,3 et7,7.
Le gypse existe à l’état de traces dans la majorité des horizons profonds; des teneurs plus élevées peuvent être décelées dans les zones les plus basses de la plaine.
La plupart de ces sols sont moyennement salins (CE comprise entre 20 et 40 mmhos /cm)

































































