ABADLA LE GRAND GUIR

La plaine d’abadla, une de plus importantes contrées est encerclée par plusieurs chaînes montagneuses.Les forets constituent souvent, par leurs présences, un facteur essentiel de maintien de la fertilité et protégent l’Oued Guir contre l'érosi

22 juin 2013

LA PROTECTION DE L'ANIMAL ET DE LA NATURE ONT LES MEMES RESSORTS:LA PROTECTION DE LA VIE

 PORTRAIT : DOMINIQUE DUPONT

Après avoir travaillé dans un réseau de protection de la nature et de lenvironnement, Dominique Dupont a rejoint lan dernier la Ligue Protectrice des Animaux (LPA), dont la section de Roubaix-Tourcoing a adhéré au collectif de lUnion.

  Je suis d’accord avec Pierre Rabhi sur le fait que lesystème économique actuel ne répond plus aux besoinsdes humains. Il stimule des besoins artificiels, quisont de l’ordre du superflu. Il n’y a plus de limites et la natureest considérée comme un objet de consommation.Le même phénomène se constate avec les animaux,qu’ils soient sauvages ou domestiques, d’ailleurs. Dansle sud de l’Afrique, des réserves privées sont constituéesexprès pour des touristes souhaitant voir des lions, desrhinocéros ou des tigres, présentés comme sauvages.En France, les animaux domestiques sont soumis à la mode. Depuis la sortie du film « Ratatouille », la vente de rats a explosé, ce qui occasionne des problèmes : élevés de manière industrielle, ils sont porteurs de maladies transmissibles à l’Homme.

Lanimal comme gadget jetable

C’est problématique, de transférer aux vivants le rapport qu’on a aux objets. Autrefois, l’animal répondait aux besoins fondamentaux : s’alimenter, se déplacer...Aujourd’hui, il est un gadget jetable, cela génère de la maltraitance. Les animaux commensaux qui dépendent des humains, tels les pigeons ou les rats, sont considérés essentiellement comme des sources de nuisances par les élus des villes. Les éliminer n’est pas la bonne solution.Quant aux élevages intensifs développés pour l’alimentation, ils mettent à mal les conditions de vie des animaux.Et que dire des déséquilibres planétaires, quand les pays du Sud produisent pour les pays du Nord, au détriment de leur propre alimentation.La LPA agit pour la protection de l’animal. Les animaux domestiques sont importants, notamment pour les citadins, ils sont notre lien avec la nature. Ils ont une fonction de lien social. Des personnes ayant un handicap psychique viennent régulièrement ici pour voir les animaux,les caresser, les promener. Cela leur fait du bien.

 Une maison de lanimal en ville

La LPA a adhéré au collectif de l’Union à Roubaix. Notre refuge situé sur ce terrain risque d’être expulsé. Nous nous inscrivons totalement dans le projet global d’écoquartier proposé par le collectif. Nous voulons créer une maison de l’animal en ville, ce pourrait être le site pour cela. Nous voulons créer un lieu agréable, dans un bâtiment éco-construit, comme notre refuge de Calais, conçu pour limiter le bruit et pour être nettoyé facilement.Le but serait de faire coexister un refuge pour animaux domestiques abandonnés et un centre de soins pour la faune sauvage. De nombreuses espèces régionales sont menacées : faucon crécerelle, chouette...Nous voulons participer ainsi à la protection de la biodiversité.Nous y ajouterons un centre d’accueil du public et un centre-ressources pour les structures éducatives.Ce peut être un bon moyen d’amener progressivement les gens de l’intérêt pour l’animal domestique à l’intérêt pour les animaux sauvages. Quand une personne vient adopter un chien, on pourra lui expliquer l’intérêt de protéger les rapaces. La protection de l’animal et de la  nature ont les mêmes ressorts : la protection de la vie. »

 

 

 

Posté par BELAID Tahar à 13:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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